Les contrôles des arrêts maladie, toujours plus nombreux

Les contrôles des arrêts maladie, toujours plus nombreux

La CPAM a décidé de renforcer ses contrôles médicaux en ce qui concerne les arrêts maladie, et les organismes de santé des Hauts-de-France ouvrent le bal du renforcement des contre-visites chez les malades. Ces contrôles visent surtout les fraudeurs qui profitent du système de santé pour se mettre au vert. Seulement voilà, se mettre au repos lorsque cela n’est pas nécessaire, peut se retourner contre la personne soi-disant malade. Conscient du coût que les jours de maladie coûtent chaque année, la CPAM a décidé de réagir et de contrôler plus massivement les patients salariés.

Les employeurs peuvent aussi faire contrôler leurs salariés

Une autre partie se joue du côté des employeurs qui ont, eux aussi, le droit de faire appel à des professionnels du contrôle médical pour surveiller les arrêts maladie des employés de leur société. Le but pour les patrons, lutter contre l’absentéisme qui coûte cher à l’entreprise chaque année. Les arrêts maladie obligent en plus les dirigeants à trouver des solutions pour remplacer les malades et continuer à assurer le développement de leur activité. Ils ont en plus l’obligation de compléter l’allocation journalière versée par la CPAM. Une autre raison qui pousse les employeurs à faire vérifier leurs salariés.

La contre-visite médicale organisée par le patron

Si votre employeur décide de vous faire contrôler, c’est qu’il a un certain doute sur votre absentéisme au travail. Vraie maladie ou vrai acteur, vous devrez en tout cas prouver à la personne qui viendra chez vous pour une visite, que vous être réellement dans l’incapacité d’occuper votre poste. Cette visite a lieu pendant les horaires auxquels vous devez être présent à votre domicile. Le médecin accorde généralement le droit de sortie aux malades sauf contre-indication médicale. Si c’est le cas, l’arrêt de travail ne mentionnera pas d’autorisation de sortie. 

L’arrêt de travail doit être envoyé à la sécurité sociale ainsi qu’à l’employeur sous 48 h, pour être pris en compte. Si le contrôle de la situation révèle que le malade n’est pas chez lui, au moment d’une visite alors qu’il devrait l’être, le versement des indemnités journalières est suspendu. Il appartient au malade de justifier de son absence et cette absence sera acceptée, seulement en cas d’urgence. Par exemple, si vous avez quitté votre domicile pour rejoindre de toute urgence l’hôpital, le plus proche et que vous êtes hospitalisé, l’employeur ne pourra pas suspendre votre complément de salaire. Par contre, si vous n’avez aucune bonne raison d’être hors de votre domicile, vos versements seront arrêtés.